hypersensibilite on en parle
BIEN-ÊTRE

Hypersensibilité, on en parle?

Aujourd’hui je vais vous parler d’un sujet tout nouveau pour moi. D’un sujet différent de ce dont j’ai l’habitude de parler. Néanmoins, je pense qu’il est important de parler de ce genre de thème visant à un meilleur bien-être.

L’hypersensibilité, késako?

J’ai l’impression que ces derniers temps on entend beaucoup parler de l’hypersensible ou de l’hyperémotif. On en entend parler via des vidéos Youtube qui en traitent de plus en plus, via des articles de magazines, via des témoignages, via des articles de blog. On se retrouve à être submergé par ce terme, mais prenons-nous vraiment le temps de nous y intéresser? Prenons-nous vraiment le temps de comprendre ce que c’est?

J’avais la fâcheuse tendance à croire que l’hypersensible était quelqu’un qui pleurait pour un oui, pour un non. Sans juger si la raison fusse valable ou non, mais simplement quelqu’un qui pleurait pour tout et surtout n’importe quoi. Evidemment cette croyance est totalement fausse, et ne reflète en rien l’hypersensible.

L’hypersensible est beaucoup plus complexe que ça :

  • une sensibilité sensorielle sur-développée
  • une hyper empathie
  • des pensées hyperactives
  • une hyperémotivité

Ce sont ces points principaux qui régissent l’hypersensible dans sa vie quotidienne.

L’hypersensibilité est un trait de caractère avec ses nuances propres à chaque individu. Comme il serait le cas avec la timidité par exemple, chaque individu n’est pas timide de la même manière. Il en va de même pour l’hypersensibilité. Chaque hypersensible n’est pas identique à un autre, et ne vit pas son hypersensibilité de la même manière.

Comment j’en suis venue à m’intéresser à ce sujet?

Ces derniers mois je trouvais que mes émotions et mes ressentis étaient plus intenses. Comme si ils souhaitaient tous s’extérioriser à leur maximum. Et tous en même temps. Sinon c’est pas marrant…

Je ressentais donc de plus en plus de choses, mes émotions prenaient le dessus. Mes pensées (qui ont toujours fusées dans tous les sens) devenaient cette fois incontrôlables. Je me focalisais sur tous ces parasites extérieurs qui devenaient source d’angoisse à mon intérieur.

Bref. Il m’est arrivé de penser que je devenais « folle », ou que j’avais un « problème psychologique ».

De fil en aiguille, je suis tombée sur plusieurs articles relatant de l’hypersensibilité, expliquant ce trait de caractère sous toutes ses formes possibles, etc. Et très rapidement je me suis reconnue, et j’ai pu m’identifier.


Mon hypersensibilité à moi

Je ne me souviens pas de mon hyperémotivité étant petite. J’ai toujours été quelqu’un de très réservée pouvant passer du calme à l’excitation en un fragment de seconde de temps à autre. Néanmoins je pense avoir toujours su canaliser mes émotions. Peut-être cela va du fait que j’ai eu une enfance plus qu’agréable, qui fait que je n’ai pas eu à gérer des émotions douloureuses, ou difficiles.

Par contre, au plus loin que je me souvienne, mon hypersensibilité sensorielle a toujours été présente.

C’est ce dont je vais vous parler au cours de ce premier article consacré à l’hypersensibilité. J’ai choisi de commencer par le côté sensoriel de la chose, car je pense qu’il s’agit du plus simple. Par simple j’entends plus facile à reconnaître, à expliquer et à extérioriser puisque ce sont des sensations physiques.

Aller, c’est parti !

L’ouïe

C’est très probablement le sens le plus développé chez moi, et ça l’a toujours été. J’ai toujours eu horreur du bruit. Je me souviens me boucher les oreilles à chaque concert, feu d’artifice ou autre événement bruyant. Je me souviens partir me cacher dans la maison dès que la fanfare défilait dans la rue. Je me souviens de toutes ces agressions auditives extérieures.

J’ai toujours eu du mal à supporter les voix trop aiguës, les gens qui crient ou ceux qui parlent trop fort. À contrario, je me souviens mes professeurs (ou autre) toujours me reprocher de ne pas parler assez fort. Et encore aujourd’hui on me « reproche » souvent de ne pas m’entendre, d’avoir la voix trop douce et qui ne porte pas assez.

Aujourd’hui, bien que j’arrive à accepter ces bruits qui m’étaient insupportables plus jeune, d’autres bruits angoissants ont pris le dessus. Ces bruits sont beaucoup moins perceptibles mais beaucoup plus terrifiants car mon esprit se focalise dessus des heures durant et divague jusqu’à s’imaginer les pires scénarios possibles.

Pour vous imager cela, voici quelques exemples. Un des bruits qui m’est le plus insupportable c’est le frigo. Vous savez ce bruit incessant d’un frigo qui est tout simplement en train de fonctionner? Un bruit si normal que, j’imagine, la plupart d’entre vous n’y ont jamais prêté attention. Mais pour moi ce bruit est un calvaire, qui arrive même à m’empêcher de dormir car je n’entend que ça (sachez que mon frigo est neuf, ce n’est pas un vieux frigo qui tourne à plein gaz). Dans le même genre, la climatisation des voisins qui se met en route m’angoisse au plus haut. Ainsi que tout autre petit bruit parasite de ce genre.

Mon hypersensibilité au son est probablement la partie la plus difficile à gérer étant donné qu’elle me provoque des sensations noires et des pensées négatives.

La vue

La vue est certainement mon sens que j’apprécie le plus. J’adore contempler. J’aime me perdre à regarder des heures un paysage. J’aime regarder de belles choses, et d’autres un peu moins belles et essayer de les comprendre.

Mon hypersensibilité visuelle se traduit par le fait que je suis très souvent éblouie. Mes yeux pleurent des larmes à la moindre lumière trop blanche. Ils pleurent aussi à la moindre brise, parfois même il me suffit d’être en extérieur pour qu’ils s’humidifient de ci-tôt.

Mes yeux sont très précieux. C’est probablement le sens qui m’est le plus cher, et sans eux je me sentirais alors déboussolée et effrayée. Les yeux sont ce qui me permettent de relativiser, de me ramener sur terre et de m’apaiser. Ma vue contre mon ouïe. En effet la vue arrive à apaiser mes angoisses auditives en apportant une preuve de ce qu’est la réalité et de ce qui ne l’est pas.

L’odorat

Probablement le sens le moins signifiant à mes yeux. Certes je suis sensible aux bonnes et mauvaises odeurs mais comme tout le monde, non?

Je ne supporte pas les odeurs trop fortes, les odeurs artificielles. Elles me donnent la nausées et un mal de crâne épuisant. Je préfère le non-parfum. J’aime l’odeur de la nature et n’ai jamais compris ceux pouvant adorer l’odeur de l’essence, du marqueur ou du plastique chaud.

Mon odorat est relativement simple et ne me pose pas tant de soucis que ça. Sauf lorsque mon imagination se met à sentir de la fumée pensant à quelque chose en train de cramer, alors qu’en réalité, il n’en est rien. Mais peut-on lier mon hypersensibilité odorative à mon imagination débordante? Ça c’est un autre sujet dont on parlera plus tard.

Le goût

Bien que je sois très sensible au goût, ce n’est pas ce qui me dérange le plus.

Les goûts trop gras, trop sucrés m’ont toujours écœurés, au point à en avoir de véritable haut le cœur. Ne me parlez pas de fraisier ou autre gâteau d’anniversaire (dédicace spéciale à ma famille qui lira cet article ahah), une pomme me suffira.

Je suis très sensible à tout ce qui est épicé, parfois de simple chips au paprika me donnent le larme à l’œil. Néanmoins, j’ai tendance à croire qu’il s’agit plutôt d’une habitude que je n’ai pas eu plus jeune. Que je n’ai jamais appris à manger épicé, qui fait que aujourd’hui j’y suis moins accoutumée.

Le seul problème est que si je vous prépare à manger il se peut que vous trouviez ça fade car la plupart du temps je ne pense même pas à ajouter du sel et du poivre. Mais c’est pas grave hein?

Par contre, j’ai toujours été très sensible à la texture des aliments. Vous savez ces aliments que vous n’aimez pas, non pas à cause de leur goût mais à cause de leur matière? Beurk.

Ce qui m’amène au dernier des sens le toucher.

Le toucher

Certainement le sens le plus complexe à comprendre.

Outre la sensation physique provoquée par certains aliments, comme expliqué précédemment, le toucher se manifeste sous différentes formes.

On entend souvent dire des gens qu’il ne peuvent pas toucher telle ou telle matière, car elle leur est désagréable, mais il n’en est rien pour moi.

C’est plutôt dans le sens inverse que ça se passe. C’est mon corps qui réagit dès que quelque chose me touche.

Par exemple, je ne supporte pas les matières de style « laine » (comme beaucoup de monde je suppose, ça dérange, ça gratte etc). Ces matières un peu « rugueuses » me filent des boutons. De même pour les étiquettes, les bijoux « fantaisies » etc. Et au-delà de l’aspect vestimentaire, je peux ressentir de la « douleur » dès lors que quelqu’un me touche. C’est-à-dire que si on me caresse le bras par exemple, de façon toute douce, et bien pour moi ce ne sera pas du tout agréable. Bien au contraire, le plus souvent cela me fera mal.

À vous aussi ça vous arrive ?


Hypersensible et alors? ça change quoi?

C’est vrai ça, dans le fond, ça ne change pas grand chose. Il faut simplement le comprendre puis le dompter pour pouvoir vivre harmonieusement jour après jour avec soi-même.

C’était donc là mon premier article sur l’hypersensibilité, qui traitait de la partie sensorielle. Très prochainement je vous parlerai d’un autre aspect de ce trait de caractère.

D’ici là, si vous avez des documentaires, livres articles ou que sais-je sur le sujet, n’hésitez pas le partager juste dessous!

Je vous embrasse,

Laurie.

6 commentaires

  • CALLEWAERT

    Ahhhhh le fraisier!!!! Spéciale dédicace pour Tata…Bah une pomme c’est bien mieux…donc Laurie??!!
    L’hypersensibilité est clairement expliqué…l’essentiel est d’en faire une force! Car ça l’est dans ce monde où tout va vite, où le lâcher-prise est une quête inconsciente et quotidienne. Vivre Ici et Maintenant et se raccrocher à ses sensations (les accueillir gentiment) favoriseront le bien-être.
    Gros bisou
    Et je suis impatiente de lire la suite

    • Laurie

      Oui spéciale dédicace ahah!
      Merci beaucoup pour tes mots, ça me fait très plaisir! Et comme tu le dis si bien, il faut apprendre à accueillir toutes ces sensations, pas évident mais de mieux en mieux avec le temps! Gros bisous !

  • Yannick CALLEWAERT

    Coucou ma Grande. Petite faute repérée : « Outre » au lieu de « Autre ».
    Sinon, bel article encore une fois. Et LOL pour la dédicace »Fraisier »… Tout sin père…

    • Laurie

      Ah mince je ne l’aurais jamais trouvée celle-ci!
      Merci beaucoup en tout cas! Et oui pour le fraisier on est pareil lol

  • Bap et Cec

    Hello,
    L’Hypersensibilité est très bien retranscrit bravo à toi pour cet article.
    Ce thème nous touche beaucoup, particulièrement Cec qui en plus d’être hypersensible à le syndrome asperger. Mais finalement c’est assez proche. Ceci est une force pour nous car pourquoi vivre a moitié ou trouver quelque chose de bof ou ne pas avoir d’avis. En étant des Hypers c’est très vivant, très stimulant, mais très fatiguant.
    BRAVO à toi pour ton article
    Bap et Cec

    • Laurie

      Oh merci beaucoup pour ce retour, ça me va droit au cœur! J’imagine que pour Cec tout doit être perçu également plus fort et/ou différemment, mais c’est tellement beau! Et comme tu dis ça peut vite devenir fatiguant, mais à force de s’écouter on arrive à déceler dès que notre corps nous dit « STOP » 🙂

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