Dans la tête d'une hypersensible
BIEN-ÊTRE

Être hypersensible, c’est quoi?

Être hypersensible ça comporte énormément de caractéristiques bien particulières. Dans mon article précédent (que vous pouvez retrouver en cliquant ici), nous avions vu en quoi être hypersensible pouvait affecter notre sensibilité sensorielle. Dans cette revue je vous partageais mes expériences avec mes 5 sens, et comment ils pouvaient être décuplés.

Aujourd’hui, je vais vous évoquer un autre trait du caractère hypersensible. Après l’hypersensibilité physique, c’est autour du psychique de passer au crible. Je vous emmène en ce jour dans la tête d’une personne hypersensible.

Comme j’ai pu le dire dans mon article précèdent, être hypersensible n’est pas une « maladie ». Je dis ça car je vois souvent associé le terme de « symptômes ». L’hypersensibilité est un trait de caractère. Au même titre qu’être timide, gentil, extraverti etc. Et comme chaque trait de caractère, il est propre à chacun.

Dans la tête d’un hypersensible il se passe énormément de choses. De très belles choses et d’autres qui le sont un peu moins. J’ai décidé de vous parler des points plutôt négatifs dans un premier temps, afin de terminer en apothéose par les bons côtés de trop penser.

Bienvenue dans ma tête.

Je suis hypersensible, je pense trop.

« Je pense trop », cette phrase a toujours une connotation négative vous ne trouvez pas? Voyons ensemble comment faire travailler ce cerveau si complexe peut être un fardeau.

Trop penser c’est épuisant.

Je pense que là est le gros problème de trop penser. Avoir le cerveau toujours actif, toujours penser à mille et une choses, c’est épuisant. Notre cerveau ne connait pas de répit. Que ce soit le matin, au travail ou dans le lit avant de dormir, les idées et réflexions fusent là-haut. Comme l’impression que notre tête est un jardin immense, où chaque plante individuellement grandit et s’entremêle avec d’autres.

Alors pour calmer ces pensées, nous cherchons des activités qui nous apaisent. La méditation est efficace pour pas mal de personne, dont moi. J’ai par ailleurs eu énormément de mal à réussir à faire le vide et ne me concentrer que sur ma respiration. Et encore parfois je sens que je ne suis pas disposée à, mais cela va en s’améliorant.

À force de trop penser, on finit par s’éparpiller.

Alors ça c’est un réel problème pour ma personne. J’ai toujours des milliers d’idées, des tas de questionnements, et des centaines de réflexions, tout ça à la fois. Et j’aimerais pouvoir répondre à chacune d’entre elles, c’est d’ailleurs ce que j’essaie de faire. Jusqu’à ce que je ne me souvienne plus de mon idée initiale. Car oui une idée faisant en naître une autre, qui amène une réflexion, qui porte un questionnement, développant une nouvelle idée…c’est quelque peu déroutant.

D’ailleurs, très souvent, je pose une question lambda à mon Chéri, qui me rétorque « mais comment t’en es arrivée à te poser cette question? ». Et lorsque je lui explique tout le cheminement qui s’est passé dans mon cerveau en l’espace de quelques secondes, il me regarde d’un air ahuri. Puis nous rigolons car je réalise que oui, parfois je me perds un peu trop loin.

Autre détail , c’est que si vous devez utiliser mon ordinateur, vous verrez des dizaines d’onglets ouverts en même temps. Ce qui la plupart du temps agace Monsieur haha. Mais c’est vrai que je n’arrive pas à faire une chose à la fois. J’ai besoin de faire plein de choses, d’assouvir les questions qui se bousculent dans ma tête. J’ai besoin de mettre sur papier les idées qui me traversent l’esprit, de comprendre tout ce qui m’interroge.

Et vous l’aurez bien compris, à trop penser, j’en finis par m’éparpiller, et à avoir le sentiment de ne pas avoir exécuté correctement chaque tâche individuellement à vouloir tout résoudre à la fois.

Être hypersensible c’est aussi entendre qu’on est « dans la lune ».

Bon honnêtement, parfois, quand je vois le monde autour de moi, ça me va très bien d’être « dans la lune ». Mais c’est vrai que cela à une connotation déplaisante. Comme si on était toujours à l’ouest ou à côté de la plaque. Alors que ce n’est que rarement le cas.

Alors oui, comme tout individu, parfois avec la fatigue etc, il arrive d’être dans la lune. D’être resté coincé dans ses rêveries et d’avoir du mal à en sortir. Mais là il s’agit d’autre chose. Enfin je le ressens différemment.

Quand je considère que je suis dans la lune, c’est quand je me perds dans mes pensées, qui deviennent plus stimulantes que la réalité qui m’entoure. Ce qui fait que pour les personnes extérieures, elles peuvent être amenées à penser que je divague totalement et que je suis à l’ouest. Mais j’ai simplement le besoin de m’écouter intérieurement, d’essayer de capter chaque voix intérieure qui se fraie un chemin dans mes pensées, et de contempler chaque élément physique qui m’entoure afin d’en capter les moindres détails. Vous me suivez?

Toujours être en recherche de stimulation.

J’ai eu beaucoup de mal à essayer d’exprimer ce point. J’espère qu’il en ressortira plutôt clairement, et que vous comprendrez là où je veux en venir.

Je suis toujours en recherche d’expériences, d’apprentissages. J’ai besoin d’être stimulées en permanence. Vous me direz, mais quel est le mal à être curieuse du monde qui t’entoure? Et bien le problème est tout là, dans le paradoxe de trop penser. À toujours chercher plus, je m’ennuie et me lasse très vite. Quand je parle de « lasser », je ne parle en aucun cas des personnes qui m’entourent, qu’on soit bien clair.

Le point positif dans cette recherche de stimulis c’est que j’ai toujours envie de faire pleins de choses. Je suis surexcitée à la moindre sortie, balade, découverte, que ce soit un simple ciné, ou un week-end à l’étranger. Ça rejoint mon point précédent, sur le fait que je veux toujours faire plusieurs choses à la fois.

Le problème pour moi sur ce point est plutôt dans le travail ou dans ce que j’entreprends. Commençons par les activités, les passions. J’en ai des tonnes. Lors de ma période de chômage notamment, je me suis lancée dans l’aquarelle, le tricot, et l’écriture. Mes trois passe-temps principaux. J’ai continué l’écriture (bien que mes deux romans commencés sont aujourd’hui au point mort, soit). Néanmoins qu’en est-il de ce panier en tricot fait au quart, et de ces tonnes de blocs d’aquarelles immaculés d’une triste blancheur? Et oui, je les ai totalement délaissés… Je m’y suis prise de passion jusqu’à ce que j’en sois arrivée à satisfaction (qui est très loin de la perfection, qu’on s’entende sur ce point). En fait, j’ai acquis les bases, et dès lors, mon intérêt envers ces activités s’est dissipé.

Alors certes, je continuerai lorsque l’envie me prendra mais avec beaucoup moins de passions qu’il y a 5 mois de cela.

C’est aussi probablement dû au fait que j’ai vraiment envie de me consacrer à l’écriture et que j’ai réussi à hiérarchiser mes priorités…

L’autre problème est sur le plan professionnel. 24 ans, et je ne sais toujours pas quel métier est fait pour moi. Le problème n’est pas tant de ne pas savoir quoi faire comme métier, car nous avons toujours le temps de trouver notre voie. Le problème est qu’une fois que je me suis lassée d’un emploi, que j’en ai fait le tour, et que celui-ci ne me comble plus, et bien, je laisse tout tomber. Aucune demi-mesure.

Trop penser me créer des angoisses.

Et c’est ici que ce trouve le point le plus négatif à mes yeux. En effet, quand on gère mal ses pensées (comme moi la plupart du temps), celles-ci peuvent vite dévier et passer du côté obscur.

Je m’explique.

Je pense à quelque chose qui me fait penser à autre chose etc. (vous connaissez la chanson). Puis pour une de ces choses, j’imagine plusieurs scénarios plausibles. Parmi ces scénarios, il y en a de très beaux mais il y en a aussi des catastrophiques. Pour les très beaux scénarios mes pensées divaguent d’une à l’autre mais pour les scénarios catastrophiques c’est autre chose. Sur ces dernières pensées je m’y attarde beaucoup plus, car j’essaie de trouver une solution à chaque problème qui serait susceptible d’arriver. Sauf qu’à un moment donné les problèmes deviennent trop nombreux et trop envahissants qu’il m’est impossible de trouver une « happy ending » pour chacun d’entre eux.

Voilà comment mal penser peut être un problème et créer de sérieuses angoisses…

Je suis hypersensible et mes pensées éclosent par millier.

Ça fait tout de suite plus aguicheur pas vrai?

Vous l’aurez compris, nous allons passer désormais aux points positifs de trop penser.

Ma curiosité est sans cesse en ébullition.

Entendons-nous bien sur le fait qu’il ne s’agit jamais de curiosité mal placée.

J’ai un besoin insatiable d’apprendre tout un tas de choses (et de conneries). J’aime apprendre de nouvelles activités (comme l’aquarelle, l’écriture, le tricot), de nouveaux savoirs, de nouvelles capacités… J’aime toucher à tout, j’aime découvrir tout ce qui m’entoure.

Dès que j’ai touché à quelque chose, dès lors une nouvelle activité pointe le bout de son nez et me fait de l’œil.

J’ai d’ailleurs le grand regret qu’une journée ne dure que 24 heures, ce qui ne me laisse pas assez de temps d’expérimenter tout ce que je souhaiterais.

L’hypersensible est en général très curieux de tout ce qui l’entoure. Il s’intéresse à des tonnes de sujets différents. C’est pour cela que très souvent, une personne hypersensible va s’intéresser à la spiritualité, va essayer de comprendre l’univers, de s’interroger sur son existence. La curiosité s’étend au delà du monde physique dans lequel nous vivons.

La créativité fait partie du quotidien.

Bien souvent, quelqu’un avec une hypersensibilité accrue, aura un besoin de créativité très présent dans sa vie. Cela peut d’ailleurs se vérifier sur le fait que beaucoup de personnes qui se présentent comme telles, sont très souvent créateur de contenu, écrivain, artiste, etc.

Je pense que cette créativité vient de l’analyse et de la contemplation faite quotidiennement sur le monde.

Pour moi, cette caractéristique de l’hypersensibilité est un réel atout. J’admire sincèrement les personnes qui savent maître en oeuvre leur créativité pour en faire profiter d’autres personnes.

Pour ma part mon côté créatif est en évolution permanente. Même si j’ai une attirance prédominante pour l’écriture, tout autre art n’est jamais très loin. La peinture, la photographie, la danse, etc, sont toujours présents dans un coin de ma tête et il me tarde de m’y plonger d’avantage.

L’envie et le besoin de développer son meilleur « moi ».

Sur ce point, nous reprenons ce qui a été expliqué plus haut concernant la haute curiosité d’une personne hypersensible.

En effet, la remise en question est permanente. En plus de m’intéresser au monde qui m’entoure, je me préoccupe également du monde intérieur qui m’habite.

C’est pourquoi l’hypersensible s’interroge régulièrement sur les actions qu’il entreprend, sur ses pensées, sur comment il pourrait s’améliorer, ou encore sur les leçons qu’il en retire.

C’est dans cette analyse introspective (seule ou dirigée par un professionnel), que la personne dotée d’hypersensibilité se plonge dans la recherche de connaissances sur le développement personnel, ou encore la spiritualité.

Essayer de comprendre sa place sur Terre devient alors une quête insatiable. Des tonnes de questions que j’adore explorer. J’aime avoir ces réflexions sur mon existence pour me comprendre et donner le meilleur de moi-même lors de mon passage ici.

L’hypersensible et son sixième sens.

Vous avez certainement déjà entendu parler du fait que certaines personnes sont dotées d’un sixième sens, d’une intuition infaillible. Et bien il s’agit probablement d’une personne faisant preuve d’hypersensibilité.

Cela peut s’expliquer par le fait que leurs analyses et ce qu’ils ressentent sont décuplés, ce qui peut leur procurer une perception supplémentaire. Dans mon premier article sur l’hypersensibilité, nous avions vu comment les cinq sens sont constamment en ébullition. On peut alors très bien s’imaginer qu’un sixième sens touchant l’imperceptible peut rentrer en jeu.

Cela peut paraître un peu fou, mais discutez avec une personne hypersensible et vous verrez comme elle vous parlera de ces moments où son instinct était plus fort que tout. Cet instinct qui peut faire tomber les masques de certaines personnes. Qui peut vous permettre d’anticiper certaines actions. Ou encore qui peut vous sauver de certaines situations.

L’hypersensible a des tonnes de projets en tête.

N’est-il pas merveilleux de se réveiller tous les jours avec des tas de projets foisonnants? Et quel délice lorsque ces derniers finissent par se concrétiser!

Cela semble découler d’une suite logique. En effet, après toute cette sur-stimulation, il paraît évident que des projets personnels, ou professionnels voient le jour.

Une personne hypersensible aura très souvent non pas un ou deux projets mais des tonnes de projets à réaliser. Souvent considérés comme ambitieux, il faut toute fois mettre une nuance sur le terme « d’ambition ». À tort, l’ambition est souvent associée au rêve d’une carrière professionnelle alliant haut statut et salaire à plusieurs 0. Or, l’ambition ne se limite pas à cela (et heureusement). L’ambition peut-être professionnelle certes, mais plutôt dans le sens d’une réalisation d’un projet, d’une passion, de quelque chose qui vient du fond du cœur. L’ambition peut également être personnelle. Celle-ci s’apparente à devenir le meilleur de soi-même.

J’ai énormément de projets en tête, professionnels et personnels. J’espère encore plus pouvoir vous en parler un jour, car cela voudra dire qu’ils ont pu être réalisés et que je les aurais portés jusqu’au bout.

Et dans ma tête à moi, comment ça se passe?

Et bien dans ma tête c’est un fouillis sans nom. Voilà.

Alors, je peux valider une bonne partie des caractéristiques énumérées précédemment, même si je m’y retrouve dans plus que d’autres évidemment.

En tout cas, je suis très reconnaissante pour ma curiosité qui m’amène à m’intéresser à un tas de sujets, et aux gens. Je suis reconnaissante pour mon besoin de créativité qui me fait découvrir des facettes de moi que j’ignorais jusqu’alors. Je suis également reconnaissante pour tous ces projets qui me motivent au quotidien.

Néanmoins, je suis toujours en recherche d’un produit miracle pour m’aider à contrôler mes pensées. De trouver le moyen de ne plus m’éparpiller et de finir une « tâche » à la fois. Et surtout, au-delà de contrôler/limiter mes pensées, j’aimerais apprendre à mieux penser afin de m’éviter toutes ces angoisses qui peuvent me pourrir l’existence. Pour cela j’enchaîne les lectures positives, et les apprentissages de développement personnel pour trouver le chemin d’un meilleur alignement intérieur.

Moment de contemplation à Collioure.

Et vous, vous vous reconnaissez dans certaines de ces caractéristiques?


Si vous souhaitez en lire d’avantage sur ce sujet, je vous insère ci-dessous quelques liens de personnes qui en parlent via des articles/vidéos :

N’hésitez pas à me partager en commentaire les articles/vidéos/livres que vous avez beaucoup apprécié sur ce sujet.

Je vous embrasse,

et vous souhaite une très belle journée/soirée,

Laurie.

2 commentaires

  • Callewaert Corinne

    Bravo, toujours très intéressant à lire.
    Et à la question tout à la fin, je réponds un grand oui 😁.
    Bonne continuation dans tous tes projets.
    J’attends avec impatience la prochaine parution sur ton blog.

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